Le choix de la forme engage la responsabilité du dirigeant, son régime social, la fiscalité des bénéfices et les conditions d'entrée d'associés. Il se révise, mais au prix d'une transformation.
L'entreprise individuelle, depuis la réforme de 2022, sépare de plein droit le patrimoine professionnel du patrimoine personnel, ce qui a supprimé l'intérêt du statut à responsabilité limitée antérieur. Le régime de la micro-entreprise n'est pas une forme juridique mais un régime fiscal et social applicable à l'entreprise individuelle sous un plafond de chiffre d'affaires.
L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée place le dirigeant au régime des travailleurs indépendants. La société par actions simplifiée unipersonnelle place le président au régime général, avec une protection sociale plus étendue mais des cotisations plus élevées, et une grande liberté statutaire.
La société à responsabilité limitée offre un cadre encadré par la loi, rassurant et peu flexible. La société par actions simplifiée laisse aux associés le soin d'organiser la gouvernance dans les statuts, ce qui explique sa domination croissante, notamment pour les projets appelés à ouvrir leur capital. La société anonyme reste réservée aux structures importantes.
L'imposition des bénéfices au nom de l'entrepreneur ou à l'impôt sur les sociétés constitue l'arbitrage central, et il dépend du niveau de rémunération souhaité et de la volonté de réinvestir. Ce choix se prépare avec un expert-comptable, les options étant parfois irrévocables.